Haiti: L’occupation du Pays et le Déni de Certains!

Par Moriseau Lazarre

Le coup d’État/kidnapping de 2004 contre le gouvernement Lavalas largement légitime et démocratique n’était pas sorti du néant. C’était une démarche criminelle méticuleusement concoctée par les néocolons, éternels ennemis du peuple haïtien et du genre humain, et leurs sous-fifres locaux qui s’abreuvent fièrement à la source fétide et indigne de Jean-Baptiste Conzé.

Mis à part une certaine vendetta de l’ancien président étasunien George W. Bush (Ti Bush) contre le peuple haïtien qui, par sa combativité, sa confiance dans la démocratie participative, avait forcé le retour au pouvoir l’ancien président Jean-Bertrand Aristide en 1994, victime du coup d’État militaire sanglant de 1991, avec la complicité de l’administration de George Herbert Walker Bush (Bush père), le forfait de 2004 avait entre autres objectifs de subjuguer, pour la énième fois, la nation haïtienne sous la férule des Nations Unies, d’atrophier l’indépendance du pays, de couper court aux efforts positifs qu’étaient en train d’accomplir le président Aristide et son équipe, d’exacerber la fracture sociale de la société haïtienne, et de réduire à néant les espoirs et les aspirations du peuple haïtien, comme nous le constatons aujourd’hui.

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Ainsi donc, nier la réalité de l’occupation officieuse du pays depuis 2004, c’est agir comme des nouveaux-nés perpétuels. Et cela n’arrange pas les choses. Nous ne parlons pas ici des mafieux, des politiciens véreux, qui avaient participé à dessein à ce crime de lèse-patrie; mais nous pointons du doigt les candides qui, à ce moment-là, avaient prêté le flanc à toutes sortes d’attrayantes manipulations des mafieux putschistes, mais qui, aujourd’hui, s’en mordent les pouces. Nous pointons aussi du doigt ceux qui s’investissent totalement dans la lutte de libération nationale, mais qui ne cessent de marteler de manière simpliste sur l’ingérence étrangère au lieu d’accentuer catégoriquement leurs discours sur l’occupation un peu voilée du pays tout simplement, parce que vivant dans le déni.

Alors, dans le but de faire sortir ces compatriotes du déni de l’occupation du pays, nous devons secouer leur inconscient avec quelques questions pertinentes. 1) Qui avait exigé une mission permanente des Nations-Unies en Haïti? 2) Que représente le CORE Group dans le pays? 3) Qui organise des «élections», nous impose des «dirigeants» et les maintient au pouvoir? 4) De qui émane l’agenda exécuté par ces «dirigeants»? 5) À qui répondent ces «dirigeants»? 6) Pourquoi les politiciens de la droite traditionnelle comme de la gauche traditionnelle ne peuvent-ils rien décider pour leur pays sans la bénédiction de l’étrager qu’ils croient être leur chef, pour ne pas dire leur maître? 7) Qui contrôle les forces sécuritaires du pays? 8) Qui aide à la pourvoyance des gangs criminels dans le pays? 9) Qui contribue à plus de 70% au budget du pays? 10) Qui contrôle les ressources et l’économie du pays? 11) La mise sous tutelle de notre pays n’avait-elle pas été planifiée dans un sommet au Canada par l’impérialisme international? 12) Pourquoi les Nations-Unies ont-elles qualifié sa mission de permanente dans un pays – le nôtre – qui n’est pas en guerre avec qui que ce soit, et pourquoi renouvellent-elles – pour la galerie – sa «mission» sans l’assentiment du peuple Haïtien? 13) Qui veut changer la constitution du pays? et pourquoi?

Les réponses à ces questions ne sont pas des énigmes inscrites sur un mur; et elles ne sont pas non plus enfouies dans une boîte mystérieuse. Et nous n’avons pas à ouvrir des brèches dans la pensée de Socrate pour nous en expliquer.
Ces réponses, nous les connaissons, parce que nous les vivons quotidiennement.

Les patriotes qui ne sont pas dupes et dont le tambour de la liberté ne cesse de battre très fort dans le cœur, savent fort bien qu’on n’échappe pas à la souffrance par le déni ou en jouant l’ignorant. La réalité, étant ce qu’elle est, doit être appréhendée avec discernement et combattue avec résolution et acharnement sans prendre de gants.

L’occupation du territoire national, quoique subtilement maquillée pour tromper les nouveaux-nés perpétuels et les handicapés intellectuels qui se donnent du plaisir dans le raclage de cette plaie nationale, est aussi réelle que l’existence de l’humanité. Et nous autres citoyens avisés, humiliés dans notre orgueil national, même quand notre esprit voguait dans quelque autre galaxie, jouissant de délicieux fantasmes, notre conscience nationnaliste nous rappellerait encore que nous sommes un peuple subjugué par l’impérialisme international. Alors, point n’est besoin de dire que nous avons la responsabilité de dessiller les yeux sur ce crime que nous devons combattre, afin d’arracher à nouveau notre droit d’aînesse, notre dignité de peuple des griffes des ennemis de la Nation. Tant pis pour les nouveaux Jean-Baptiste Conzé! Malheur aux esclaves mentaux qui adorent tant leurs chaînes! Gare aux coquins qui jouent aux sourds-muets!

Morisseau LAZARRE

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Photo: A demonstrator takes part in a march during a protest against Haiti’s President Jovenel Moise, in Port-au-Prince, Haiti February 14, 2021. © REUTERS/Jeanty Junior Augustin

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